Complexe gingivo-stomatite lymphoplasmocytaire

Mis à jour : 26 janv. 2019

On ouvre grand la bouche!

Le complexe gingivo-stomatite lymphoplasmocytaire est une affection touchant uniquement les chats. Cette affection est associée à des ulcères buccaux, une gingivite chronique, une stomatite (inflammation des muqueuses buccales) et une inflammation des muqueuses de la gorge. Tous les chats, de tout âge, de toute race et de sexe peuvent être atteints de cette maladie. Toutefois, les données épidémiologiques démontrent que les chats de races siamois sont plus touchés par le complexe gingivo-stomatite lymphoplasmocytaire.

La cause exacte de cette maladie n’a pas encore été isolée, mais les études suggèrent une déficience du système immunitaire. En effet, les chats ayant contracté le FIV, le FeLV ou le calicivirus (virus immunosuppresseurs) représentent entre 50 à 75% des patients atteints de gingivo-stomatite lymphoplasmocytaire. Les 25 à 50% autres cas restent de cause inconnue.

La présentation clinique de la maladie inclut principalement une augmentation de la salivation, une mauvaise haleine, de la difficulté à manger et une perte de poids. Le vétérinaire verra à l’examen clinique une gingivite et/ou une récession gingivale. Plus rarement, il notera la présence d’une maladie parodontale avec chute de dents.

Pour faire le diagnostic, il faudra faire une hématologie et une biochimie. Le vétérinaire recherchera la présence de maladie concomitante comme l’insuffisance rénale, le diabète sucré ou encore une anomalie hépatique, etc. Aussi, il sera important de tester l’animal pour le FIV et le FeLV. La présence de l’un ou des deux virus rend le pronostic plus sombre.

Le traitement consiste dans un premier temps au brossage des dents, le débridement des tissus nécrotiques et le retrait des dents qui bougent ou à problèmes. Le vétérinaire pourra poursuivre avec un traitement antibiotique et/ou anti-inflammatoire pour aider à soulager l’animal. Dans tous les cas, la réussite des traitements est rarement complète et les cas de récidives sont assez fréquents. D’autres solutions plus drastiques seront alors envisagées, comme le retrait de toutes les dents de la bouche.

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