Myosite des masticateurs

Les muscles de la mastication possèdent une protéine unique appelée myosine de type M2. Pour une raison encore inconnue, certains chiens produiront des auto-anticorps contre la myosine M2, ce qui entraîne de l'inflammation locale de ces groupes de muscles (ptérygoïdiens médiaux et latéraux, masséters et temporaux). Avec le temps, si la condition n’est pas traitée, il y aura une atrophie caractéristique de ces groupes musculaires (voir image ci-dessous). Le chien aura également de la difficulté et de la douleur pour ouvrir la gueule durant les phases aiguë et chronique de la pathologie. Les chiens de grande race sont les plus souvent touchés par cette condition. Les chats, de leur côté, en sont rarement atteints.


L’histoire du patient ainsi que l'examen neurologique peuvent guider le vétérinaire vers le diagnostic d'une myosite des masticateurs. L'élévation du taux de créatinine kinase (une enzyme musculaire, la CK) observée sur une analyse sanguine, peut également suggérer la présence de cette maladie. Toutefois, seul le dosage des anticorps anti-M2 permet d'établir un diagnostic définitif. Dans les cas chroniques, le taux d’anticorps peut revenir à la normale. Une biopsie musculaire est alors nécessaire pour confirmer la myosite.

Pour aider l’animal, il faudra établir un traitement immunosuppresseur à base de corticostéroïdes pendant environ trois ou quatre semaines. Ensuite, on tentera un sevrage progressif de la médication. Certains animaux devront malheureusement poursuivre le traitement à long terme ; on tentera alors de déterminer la plus petite dose efficace pour traiter la maladie. La réponse au traitement est assez rapide et le pronostic est généralement bon si la condition est traitée rapidement.

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Charles Vétérinaire
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